La Confirmation

 

 La confirmation, en France, est la constatation qu’un chien correspond au standard de sa race et c’est également une autorisation à la reproduction. C'est à dire que lorsque le chien ou la chienne atteindra un âge minimum (pour nos races 15 mois), il pourra être présenté à un expert confirmateur qui aura le droit de lui accorder ou de lui refuser l'attribution d'un pedigree français. Ceci étant, le chien reste quand même inscrit au LOF mais pas à titre définitif.


Il y a quatre cas d'attribution du dit pedigree


1. Au titre de la descendance, dans le cas ou les parents sont eux-mêmes inscrits au Livre des Origines Français (c'est à dire s'il ont un pedigree français) et que les déclarations de saillie et de naissance ont permis au chiot l'obtention d'un certificat de naissance constituant une inscription provisoire au L.O.F..
2. Au titre de l'importation lorsqu'ils sont nés à l'étranger et déjà inscrits à un livre généalogique reconnu par la Fédération Cynologique Internationale (F.C.I.).
3. Au titre de l'apparence (à titre initial) lorsque les origines du chien sont inconnues ou du moins lorsqu'elles n'entrent pas dans une des catégories précédentes ; ce procédé est utilisable lorsque la race appartient à un livre généalogique dit ouvert. (grande majorité des races)
4. Par le moyen d'un livre d'attente correspondant à une sorte de purgatoire génétique (sur 3 générations) ; ce procédé est utilisable lorsque la race appartient à un livre dit fermé (cas de quelques races).
Les livres généalogiques du Mastiff et du Bullmastiff  étant ouverts, seuls les procédés 1, 2, et 3 peuvent être utilisés .Le procédé 1 est majoritaire, le procédé 2 représente environ 6% de la population des Bullmastiffs et des mastiffs. Le procédé 3 est exceptionnel et ne peut correspondre qu' à un chien de très grande qualité. 

La confirmation étant donc un permis de reproduire, les caractéristiques qui barrent la route au pedigree, et qui s'appellent points de non confirmation ne peuvent être que de nature génétique, totalement ou partiellement.
Interdire à un chien de reproduire pour une raison certainement étrangère à la génétique n'aurait pas de sens.

Interdire pour une raison relevant de la génétique mendélienne   est clair et net ; bien sûr, il n'est  raisonnable de le faire que dans le cas d'un défaut pouvant être pathologiquement préoccupant, ou dans le cas d'incompatibilité avec le standard (couleur par exemple).

Interdire pour une raison relevant de la génétique quantitative ) est plus délicat puisque la génétique n'a qu'une responsabilité partielle, l'environnement faisant le reste et ne se transmettant évidemment pas. Plus l'héritabilité est élevée, plus l'introduction de la caractéristique dans les points de non confirmation est solide sur ses bases.

Interdire pour une raison dont on ne connaît pas trop le support génétique est évidemment discutable; mais enfin, s'il s'agit d'une caractéristique vraiment grave sur le plan pathologique, peut-être vaut-il mieux être trop sévère que pas assez. Car autant il est facile d'introduire une tare dans une race, autant, il est difficile de la sortir de là une fois qu'elle y est entrée.
Mais, il est vrai que cela peut être une décision difficile ; car entre en jeu aussi le niveau de pollution génétique dans la race ; si ce niveau est faible, on peut se permettre d'être sévère ; s'il est déjà élevé... ce n'est pas évident. C'est pourquoi les points de non confirmation proposés par les clubs de race sont examinés par la Commission scientifique  de la Société centrale Canine qui a la charge (quelquefois délicate) d'approuver ou de désapprouver telles propositions des clubs de race.


Il s'agit d'un défaut existant dans de nombreuses races canines : la persistance de la membrane pupillaire. (voir description ci-après. Nous l'avons constaté essentiellement dans une lignée de mastiffs ; la pénétrance incomplète n'a pas permis d'arrêter immédiatement le défaut mais d'en faire fortement décroître la fréquence ; il est du reste rare qu'un gène dominant ait une pénétrance complète.

 La membrane pupillaire est un tissu vasculaire, pigmenté, dérivé du mésoderme qui durant fœtale couvre la face antérieure du cristallin. L'atrophie de cette membrane commence au 450 jour de la gestation et cette dernière a complètement disparu 14 jours après la naissance. Si l'atrophie n'est pas complète et qu'un réseau de tissu pigmenté ou non pigmenté persiste et couvre la pupille on parle de membrane pupillaire persistante.
Cliniquement, I'affection consiste en la présence sur l'iris de rubans ou de filaments, généralement pigmentés simples ou multiples, de taille variable, ils sont attachés par une de leurs extrémités au petit cercle vasculaire de l'iris et par l'autre extrémité à l'iris, au cristallin ou à la cornée. Ils ne gênent habituellement pas la motricité de l'iris et la vision reste bonne. Cependant, I'affection peut provoquer des lésions mul¬tiples du segment antérieur. Dystrophie localisée de la cornée, cataracte capsulaire et être associée à d'autres défauts oculaires du segment antérieur (cataracte) ou du globe dans son ensemble (microphtalmie   colo¬bome multiple).

En résumé, I'affection peut avoir des répercussions fort différentes selon la localisation des adhérences de la membrane avec les tissus avoisinants.

Le diagnostic demeure parfois difficile en raison de la modicité des lésions et le recours au biomicroscope est nécessaire.